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Rencontre avec Hugo Périlleux Sanchez, jeune, engagé et mandataire ecolo !

Hugo Périlleux Sanchez est étudiant en sciences économiques et en géographie. Il est conseiller communal et conseiller de police. Il est également membre de l’AG du Parc sportif et Co-président d’EcoloJ ULB. « Je dis souvent que la politique est mon hobby mais à côté de mon engagement, je suis actif dans les mouvements de jeunesse et comme sport je pratique l’Ultimate Frisbee (le seul sport collectif autoarbitré ). »


En quelques mots, en quoi consistent tes deux mandats principaux ?

Le conseil communal c’est un peu le parlement de la commune. On y vote les règlements, motions, budgets, nominations, etc. Le conseil communal a également un rôle de contrôle de l’exécutif (le collège des bourgmestre et échevins).

Le conseil de police c’est l’organe démocratique de la zone de police, j’y siège aux côtés de mes collègues d’Uccle et d’Auderghem. Là aussi on y discute des grandes orientations prises par notre police locale, des budgets, etc.

Quels sont tes points d’attention au sein de ces mandats ?

J’essaie d’apporter un regard jeune à la politique communale. J’ai notamment réalisé un état des lieux des terrains de sport accessibles à tous dans la commune qui a mis en évidence de réels besoins. Je me bats donc pour que la commune mette davantage de moyens pour que les jeunes et pour que les moins jeunes puissent faire du sport et cela même s’ils ne sont pas membres d’un club. Plus généralement, je pense que notre rôle en tant que commune est de soutenir notre jeunesse qui est trop souvent stigmatisée.

Est-ce que la fonction correspond à ce que tu imaginais ? Qu’est-ce qui te plaît ou te plaît moins dans cette fonction ?

Je suis habitant de la cité du Floréal et la question des logements vides m’a depuis toujours indigné. Cependant, nous n’avons que très peu de marge de manœuvre dans ce dossier. En effet la coopérative du Floréal est indépendante de la commune. Avant de rentrer en fonction, j’espérais pouvoir agir davantage sur ce dossier mais cela ne veut pas dire que nous restons les bras croisés. Personnellement, j’espère qu’à court terme, nous pourrons mettre en place des occupations temporaires pour que les logements soient occupés en attendant les travaux et qu’à long terme, nous pourrons rénover tous ces logements et améliorer leur efficacité énergétique. Il y a tout de même certaines lueurs d’espoir. Citons notamment l’adoption du permis unique qui facilitera les procédures de permis (que l’on sait ô combien délicates avec une Commission Royale des Monument et Sites pas toujours des plus volontaristes) mais aussi la rénovation du bâtiment Hector Denis qui représente une soixantaine de logements et le travail considérable de la Maison de l’Energie.

A l’horizon (moyen ou long terme), quel est l’objectif qui t’anime ? Une utopie, un projet concret pour Watermael-Boitsfort et/ou au-delà de la commune ?

Un de mes plus grands souhaits est de voir disparaître les panneaux publicitaires dans la commune, à l’instar de la ville de Grenoble. Une grande partie des panneaux dépendent de la Région via Villo et la STIB, mais nous avons une concession avec Clear Chanel qui concerne 17 panneaux. Le contrat s’achève en 2021, je me battrai alors pour que la commune décide de ne pas renouveler ce contrat.

Une anecdote ou un coup de coeur à raconter ?

Le premier avril juste après les élections, j’ai envoyé un sms aux autres mandataires Ecolo en leur disant que, ne trouvant aucun logement abordable dans la commune, je me voyais obligé de remettre ma démission. Hormis Olivier Deleuze qui a beaucoup trop d’humour, ils m’ont tous cru ! Benoit Thielemans (échevin du logement) m’a même proposé de regarder les initiatives « un toit deux âges » ! Derrière cette blague, il y a tout de même une réalité préoccupante. En effet, il est vraiment difficile de trouver un logement abordable dans notre commune, et surtout pour les jeunes !

Je souhaite mettre en avant un groupe de musique composé majoritairement de jeunes de la commune : L’Or du Commun. Ici un clip qu’ils ont réalisé dans la forêt de Soignes avec des poneys du Manège du Possible :