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Rencontre avec Tristan Roberti, échevin Ecolo aux multiples compétences…

Tristan Roberti est juriste de formation. Echevin de l’Urbanisme, de la Mobilité, de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, du Développement durable et de la Jeunesse, il est aussi Président de la Maison des Jeunes. Féru d’histoire et de patrimoine, il aime également consacrer ses loisirs au vélo et à la cuisine.

Peux-tu nous décrire en quelques mots ton mandat d’échevin ?

Le mandat d’échevin est un mandat exécutif au niveau communal. Les échevins forment avec le bourgmestre le Collège, qui est le « gouvernement communal » chargé de la mise en œuvre de la politique communale sous le contrôle du Conseil communal.

Et ton travail de mandataire, en quoi consiste-t-il ?

La fonction d’échevin est une fonction très variée. Il faut déterminer les lignes politiques qui seront développées pour les compétences qui nous sont attribuées, s’assurer de leur mise en œuvre par les services communaux et les défendre auprès du Collège et du Conseil communal mais aussi auprès des citoyens. Il faut également pouvoir défendre les intérêts de Watermael-Boitsfort et de ses habitants auprès d’autres instances (fédéral, région, STIB, SNCB, Hydrobru, SIBELGA, etc…).

Est-ce que la fonction correspond à ce que tu imaginais ? Qu’est-ce qui te plaît ou te plaît moins dans cette fonction ?

J’ai eu la chance d’être élu au Conseil communal à 22 ans et je ne suis devenu échevin que près de 3 ans plus tard, à 25 ans. J’avais donc eu l’occasion d’observer de près le fonctionnement du Collège avant d’en devenir membre moi-même. Je suis fier des réalisations auxquelles j’ai pu contribuer depuis 2009 : politique urbanistique attentive à la protection de l’environnement et du patrimoine, mise en place du système VILLO et de voitures partagées, réaménagement de nombreuses voiries, mise en place d’un Repair Café, soutien aux mouvements de jeunesse, etc… Et je suis bien conscient qu’il y a encore tant de choses à faire ! J’utilise modestement le terme « contribuer » car je n’ai rien fait seul. J’ai pu compter sur une administration efficace, sur des habitants et des comités de quartiers volontaires et sur des professionnels pour encadrer les projets… Je considère qu’il est très important d’expliquer, à chaque fois que nous en avons l’occasion, les objectifs des politiques que nous menons, la manière avec laquelle nous agissons et les résultats obtenus.

A l’horizon (moyen ou long terme), quel est l’objectif qui t’anime ? Une utopie, un projet concret à Watermael-Boitsfort et/ou au-delà de la commune ?

Je suis convaincu que Watermael-Boitsfort a tous les atouts nécessaires pour être la commune la plus « prospère » de Bruxelles. On voit émerger ces dernières années des dizaines de projets, souvent « petits », mais qui, mis bouts-à-bouts, représentent une vraie valeur ajoutée pour notre commune. Je pense en particulier aux initiatives qui permettent à la fois de lutter contre le gaspillage et de renforcer les liens entre les habitants (donneries, Repair Café, GiveKots, initiatives contre le gaspillage alimentaire, etc…). Il reste beaucoup à faire, je pense notamment à l’amélioration des transports en commun et de l’ensemble des alternatives à la voiture individuelle, à l’intégration des nouvelles constructions projetées dans la commune, au réaménagement de la place Keym, etc…Aussi sur le plan de l’économie locale, je pense qu’il y a encore beaucoup d’enjeux pour garder ou recréer des commerces et services de proximité.

Une anecdote, un coup de cœur à raconter ?

En 2011 j’ai proposé, dans le cadre du projet de réaménagement du centre de Boitsfort, qu’on maintienne une partie des anciens rails de tram pour y installer un « tram friterie ». J’ai fait aboutir ce projet et depuis deux ans le tram friterie fonctionne et rencontre un grand succès. La clientèle dépasse d’ailleurs les frontières de notre commune. Plusieurs emplois locaux et non délocalisables ont été créés, alors j’en suis plutôt fier.